Les jus de légumes

Et si vous utilisiez une partie de vos légumes en jus ?
En pleine démocratisation, les jus de légume ne sont pas une mode. Ils étaient déjà préconisés par Norman W. Walker dans un livre écrit en… 1936.

Il est toutefois important d’en connaître les principes et les limites.

Pourquoi des légumes en jus ?

Notre organisme a besoin de 2 grandes catégories de nutriments: Les macro nutriments (glucides, lipides, protéines) et les micro nutriments (vitamines, minéraux, oligo éléments). On peut également ajouter les enzymes, que l’on trouve dans les fruits et légumes crus (1), qui vont, entre autre, optimiser la digestion (2).

Que ce soit les vitamines, les minéraux ou les enzymes, la moindre cuisson, même à la vapeur, détruit toutes les enzymes présentes dans les aliments, et une partie des vitamines et des minéraux. Pour cette raison, il faudrait autant que possible, avoir une part importante de cru dans son alimentation quotidienne.

Pourtant, cela n’est pas toujours simple. De part nos modes de vies et notre alimentation pas toujours optimale (pour ne pas dire souvent délétère), beaucoup de personnes ne supportent pas les fibres des légumes crus et souffrent de troubles digestifs et intestinaux dès qu’ils absorbent des aliments non cuits.
Dans ce cas, apporter suffisamment de micronutriments devient problématique. Et c’est un cercle vicieux qui s’installe.

C’est là que les jus de légumes prennent tout leur sens: Se débarrasser des fibres crues pouvant être irritantes et demandant beaucoup d’efforts à l’organisme pour être traitées, tout en conservant une grosse partie des micronutriments.

Que vous soyez ou non en bonne santé, consommés très régulièrement mais avec modération(3),  il y a de grandes chances qu’ils vous apportent de réels bénéfices sur votre santé en quelques semaines, en comblant certaines carences en micronutriments.
Rajoutez les à votre alimentation, mais ne vous nourrissez surtout pas que de ça !!!

Comment faire un jus de légumes ?

Il faut à tout prix éviter une centrifugeuse, qui sera d’une part inefficace pour extraire le jus de nombreux légumes, mais qui en plus, de part sa vitesse de rotation élevée, détruira de précieux micronutriments.

Un extracteur de jus sera le plus adapté. Verticaux, horizontaux, à simple ou à double vis, le choix ne manque pas. Les prix aussi…  Commencer par un extracteur au prix raisonnable peut être une bonne solution. Mais si vous vous rendez compte que vous ne pouvez plus vous passer d’un bon jus de légume chaque jour, un extracteur à double vis beaucoup plus onéreux peut être un choix judicieux sur le long terme. En effet, la qualité d’extraction bien supérieur, fait que vous avez besoin de moins de légumes pour extraire la même quantité de jus (sans compter que certains micronutriments ne sont quasi pas extraits avec des extracteur bas de gamme). Sur le long terme, la note finale peut devenir largement avantageuse en faveur de l’extracteur haut de gamme.

On peut trouver de très nombreuses recettes délicieuses sur internet. Quelques feuilles d’épinard, 2 ou 3 carottes, une moitié de gousse d’ail, un peu de persil, une pomme et voici les ingrédients pour votre premier jus !

Comment les consommer ?

La meilleurs chose à faire est de commencer par petites doses (j’ai pu constater que certaines personnes, avec une santé faible, ne supportent pas un demi verre). Variez les légumes de saison dans vos jus; il faut éviter de boire chaque jour le même jus pendant de longues périodes. Une mono cure peut quelquefois être bénéfique, si adaptée, mais la concentration en micronutriments peut devenir néfaste si vous en abusez. Les principes actifs de certaines plantes, comme le persil et l’ail (excellents dans les jus verts), sont puissants. Donc souvent bénéfiques à petites doses et problématiques à hautes doses.

De plus, buvez votre jus lentement. En-salivez le bien pour permettre à votre organisme d’assimiler tous ses bienfaits.
Limitez également la quantité de fruits dans vos jus, pour ne pas obtenir une boisson à l’indice glycémique trop important. 1/3 de fruits est le grand maximum.

NOTES

  1. Les enzymes sont des catalyseurs biochimiques, c’est à dire qu’ils vont intervenir dans les réactions chimiques nécessaires au bon fonctionnement du corps. Il y a plusieurs catégories d’enzymes, dont les enzymes digestifs qui permettent la transformation pour absorption des nutriments par l’organisme. Bien que notre pancréas en produise, l’alimentation crue est un bon moyen d’étoffer le panel enzymatique produit par cet organe et donc de limiter les besoins de production par le corps. Et ainsi, de maintenir un bon niveau d’enzymes dans l’organisme, niveau qui baisse naturellement dès l’age de 20 ans environ. Le préserver est donc capital.
  2. Si lors d’un repas, la proportion d’aliments crus n’est pas de l’ordre de 50%, le manque d’enzymes et les molécules modifiées par la cuisson, obligent le corps à utiliser son système immunitaire pour digérer une partie des aliments. La production de globules blancs par le système immunitaire, dans ce cas, s’appelle la Leucocytose digestive, qui a été mise en évidence à la fin du XIXème siècle. Il n’y a rien de grave à cela, simplement, plus d’énergie va devoir être monopolisée par votre corps pour digérer (qui n’a jamais eu une furieuse envie de dormir après un bon repas ?). Pour les personnes qui souffrent de fatigue chronique, le cru peut être un moyen d’économiser son énergie pour l’utiliser dans d’autres activités. Même si de grandes précautions doivent être prises quand on se lance sur cette voie.

  3. Un litre dans la journée est certainement trop, même si le “trop” est très variable suivant vos capacités d’assimilation et votre niveau global de santé. Un verre ou deux est certainement largement suffisant dans la plupart des cas.